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Tristou

Le temps des colonies

le 30/01/2009 à 22h50

Le temps des colonies


I / L'Europe se partage le monde


1) Pourquoi les européens repartent-ils à la conquête des terres lointaines


La colonisation n'est pas une chose nouvelle :

d'abord le fait d'explorateurs (Cook, Bougainville) au XV et XVI

L'indépendance américaine a freiné le mouvement

Espagne a perdu presque toutes ses colonies

Portugal conserve ses possessions africaines

Hollande détient l'Insulinde

G-B : colonisation est la poursuite de l'essor maritime, question d'opportunité

France : peu de terres conservée et défaites de 70 brise la volonté coloniale

L'âge d'or de la géographie :

Besoin d'explorer les terres (Royal Geographical Society, société de Paris...)

Les explorateur lient des liens avec les peuples et veulent apporter la civilisation

« Les races supérieures [...] ont le devoir de civiliser les races inférieures » (Ferry)

Motivations politiques et économiques :

Volonté de prestige par l'empire colonial → Course au clocher

Conflits sur les frontières, volonté de relier les territoires

Motivation économiques faibles car marché peu peuplé ou riche

Marché des dominions plus profitables pour la G-B

Investissement pour modifier la culture en fonction des besoins de la métropole

Motivations individuelles :

colonisation est l'œuvre de personnes isolée

Rhodes → De Beers mining company → Rhodésie → heurte aux Boers → annexions de Transvaal et Orange

Militaires en France (Galliéni au Tonkin et à Madagascar)

Formation des partis Coloniaux :

composés de militaires, des sociétés de géographie, les missions, les associations...

CAF : autour d'Eugène Étienne, des intellectuels se regroupent, créent une revue, organisent des conférences → démocratisation de l'idée coloniale.

Mouvement politique en faveur dans tous les pays.

Opposition jusqu'en 1914 :

coût financier et humain dénoncé par les radicaux (Clémenceau) → rapprochement après 1900

libéraux pensent que le commerce avec un pays indépendant est meilleur

Après 1900, anticolonialisme = gauche car mercantile, usage de la force, misère

Pas de demande de quitter les colonies = opposition modérée

Parti colonial + romanciers + propagande → européens deviennent colonisateurs

Création d'une armée volontaire en 1893








2 ) De 1870 à 1939, l'Europe dessine le monde


L'Asie est le premier terrain d'expansion :

France prend le Cambodge, le Tonkin, la Cochinchine, le Laos... → contrôle de la péninsule

Angleterre conquiert la Malaisie et la Birmanie mais Russie se propage vers le sud → expansion s'arrête à l'Afghanistan.

Décadence de l'empire Ottoman libère la Méditerranée :

La France pose un protectorat sur Tunisie et Maroc (→ VS Italie et Allemagne)

Angleterre garde l'Égypte pour elle seule

Italie prend la Tripolitaine

Les européens, surtout allemands, contrôle l'économie de la Turquie

L'Afrique noire et la « course au clocher » :

A partir des comptoirs, propagation vers les terres → conflits

Conférence de Berlin (1885) : la domination s'étend jusqu'à une autre si occupation effective.

Belgique possède Congo, Allemagne a le Togo, le Cameroun, le sud-ouest et l'AOA

France = AOF + AEF + Bas-Congo + Madagascar

Anglais = Égypte → Union sud-africaine (après conflit avec la France)

La Grande guerre renforce les positions :

Possession allemande donnée à la France ou l'Angleterre mais sous le statut de mandats car SDN

Apogée de l'empire colonial → Comment les gérer ?







II / La création du monde Colonial


1 ) Des administrations différentes


Les administrations sont variées, l'administration centrale longue à mettre en place :

colonisation pour le prestige → pas de plan défini

1880 : G-B et Espagne sont les seuls à avoir un ministère pour leurs colonies (1894 pour la France, 1907 pour l'Allemagne)

administration locale dépend du coût; du personnel disponible et du maintien de la paix

les compagnies ont la charge des territoires pour alléger l'État → risque politique → reprise en 1890.

Le modèle anglais est celui de l'association :

reconnaissance d'une culture différente → gouvernement indirect

dominion : self-government sauf pour les affaires étrangères, la G-B est représentée par un gouverneur (Canada, Australie, N-Z, Union sud-africaine)

protectorat : l'État existe déjà et le gouvernement reste, l'Angleterre ne s'intéresse qu'aux affaires étrangères et à la défense mais s'immisce dans l'intérieur (renversement d'Abbas II)

colonie de la couronne : sous la direction anglaise par un gouverneur et des conseils mais le statut peut évoluer (assemblée en Rhodésie)

l'Inde est gouvernée par un vice-roi tandis que les principautés sont sous protectorat, un conseil législatif est nommé puis élu en 1909.

Le modèle français est celui de l'assimilation :

jacobinisme + croyance en DDHC = assimilation mais les indigènes ne sont pas des citoyens

les citoyens sont les colons et leurs fils, des vieilles colonies et des juifs d'Algérie. Ils ont le droit de vote

Les autres restent à leurs coutumes ou la loi coranique, les protectorats en font parti

→ Assimilation = administration directe

vieilles colonies : ont des députés et un gouvernement aidé d'un conseil élu

Algérie: départementalisée en 1881, a un gouvernement aidé de conseils élus

nouvelles possessions : les colonies sont administrées directement tandis que les protectorats voient leurs gouvernements contrôlés

L'administration pose le problème du personnel :

Administration d'abord militaire → formation d'un personnel (École Coloniale 1889)

fonctionnaire colonial est souvent seul et fait tout (Colonial Office = 125 personnes en 1910)

→ incorporation de l'autorité locale (Angleterre) / fonctionnaires subalternes euro.


2) Le drainage des richesse est-il l'objectif ?


La mise en valeur commence par la spoliation et l'exploitation :

Les terres inoccupées sont données (Canada) ou vendues (N-Z)

Les indigènes, les associations... sont spoliés pour fournir des terres.

Les indigènes sont exploités, voire forcés, au travail pour assurer un profit.

Le travail est une contrainte pour acheter les produits européens

La main-d'œuvre chinoise peut-être importée également

Un aménagement calculé :

infrastructure nécessaire pour l'économie : chemins de fer (Congo Océan de 1934), routes (km×1000 en 30 ans en Tunisie), ponts (Hanoï), ports... mais insuffisances sauf pour l'Inde.

Projet d'irrigation (Assouan) pour la culture

Financement par des emprunts et des fonds privés pour la majorité.

Le développement d'une économie de traite :

Les plantations sont gérées par des sociétés concessionnaires ou par des grands propriétaires colons, rarement par des indigènes.

Les colonies se spécialisent dans une plantation particulière.

Les richesses minières sont également exploitées :

En complément (fer et charbon) ou pour combler un manque (cuivre, diamant)

pacte colonial : matière envoyée brute et transformée en métropole pour éviter la concurrence





3) La répartition des tâches


Les européens dirigent la mise en valeur :

les émigrants sont souvent jeunes et veulent faire fortune → fonctionnaires, planteurs, industriels...

les métropoles encouragent les départs par des aides

Le militaire assure l'ordre et devient colon ou administrateur ensuite

L'administrateur est en sous-effectif, surtout dans un gouvernement direct

Le missionnaire évangélise, éduque, hygiènise... il est un pilier de la colonisation

Le colon est souvent un terrien qui emploie des indigènes mal rémunérés

La colonisation bouleverse les sociétés indigènes :

apport de maladie et des transports qui les facilitent puis assainissement et médecine → la croissance démographique baisse puis augmente

→ aflux de personnes vers les villes → agrandissement (quartiers européens ou bidonville) + pas assez de travail

fort travaille des missionnaires : évangélisation (surtout l'Afrique), apport des valeurs occidentales à l'école publique de premier cycle (mais les autres cycles sont très fermés)

élite indigène : Senghor, Sœekarno, Ho Chi Minh, Bourguiba (Tunisie) → reviennent fonctionnaires mais attisent le nationalisme.

Le monde colonial est cloisonné :

L'indigène est rarement un citoyen et la justice se fait par l'administration en vertu du droit coutumier complété par le droit européen.

La naturalisation reste rare pour pouvoir exploiter

émergence d'une bourgeoisie au détriment des chefs (fonctionnaires, usuriers...)

la classe ouvrière est mal payée, dans des conditions dangereuses → syndicats nationalistes apparaissent dans l'entre-deux

le monde rural est le plus important : agriculture traditionnelle, revenu bas pour famille nombreuse




III / Les relations métropoles-colonies se renforcent dans l'entre-deux-guerres


1) La grande guerre éveille des consciences impériales


Les indigènes ont participé à l'effort de guerre :

607000 soldats indigènes pour la France → admiration de la métropoles → france des 100 millions (mais image négative avec « Y'a bon banania »)

colonies abandonnées + réquisition des transports → économie ralentie

Les produits recherchés par les métropoles ne sont pas ceux des colonies mais investissent et fournissent la matière

Payés aux prix bas → sentiment sociaux mêlés de nationalisme

L'idée coloniale trouve un nouveau souffle :

Reportages coloniaux, les films (Le grand jeu de Feyder en 1934), livres, raids automobiles...

La colonie, au programme depuis 1900 mais survolée, tend à être un thème clé de l'éducation secondaire puis primaire pour que le français connaisse son empire.

Les expositions coloniales (1924 en Angleterre, 1931 en France) sont là pour séduire et informer. La seconde ramène 33M de français

La majorité des français pense que l'empire est la France mais ne veulent se battre pour cet empire.









2) Cette nouvelle conscience impériale amène à redéfinir les liens


Relâchement de l'emprise politique des métropoles :

Les dominions acquièrent leur souveraineté et sont représentés à la SDN et obtiennent même des mandats

Refusent le traité de Locarno (1925) mais acceptent le Commonwealth (1926) et utilisent la diplomatie et la défense anglaise

→ Statut de Westminster : liberté de lois pour les dominions

généralisation des institutions en Asie pour mener au self-government (Anglais)

1919 : India Act → assemblée élue au coté du vice-roi

1927 : conseil du peuple des indes néerlandaises à 2/3 de membres élus

1922 : indépendance de l'Egypte, 1936 : Syrie et Liban (dans 3 ans mais accords pas ratifiés en 39)

Projet Blum-Viollette veut accorder la citoyenneté à 25000 musulmans mais oppositions des colons d'Algérie → Le Front populaire ne fait pas grand chose

Mais les liens politiques se renforcent :

Plan Sarraut puis Tardieu garantissent des fonds et des prêts pour la modernisation

Crise des années 30 → économie impériale : refuge des capitaux européens sous forme d'investissement

Import Duties Act + conférence impériale d'Ottawa = protectionnisme anglais, les autres puissances font de même → les exportations se font surtout vers les colonies

zone franc crée



3) La naissance des mouvements nationalistes


le nationalisme de l'entre-deux-guerre :

promesses de guerre non tenue (réformes libérales, accès à la citoyenneté, automie interne pour l'Inde...)

Abd El-Krim fonde en 1921 la république du Rif et envahit la zone française en 1925 → écrasé mais soutenue par le PCF et il devient l'emblème du nationalisme armé.

Le PCF se sert de la crise qui diminue les prix et augmente le chômage pour lever les indigènes qui sont alors réprimés.

Les élites indigènes formées en métropoles deviennent nationalistes pour avoir une place et des droits.

Parti du congrès (Inde) : 1885, modéré mais se radicalise. 1920 : première campagne non-violente de Gandhi → table ronde de 1931 (échec) → India Act de 1935 élargi le droit de vote

Néo-Destour (Tunisie) avec Bourguiba (boycott et refus de l'impôt pour l'indépendance), parti nationaliste (puis communiste) indonésien par Sœkarno (1917), parti communiste indochinois (Ho Chi Minh) de 1930...

L'internationale communiste devient le porte parole contre les colonies :

Lénine affirme que c'est le stade suprême du capitalisme → Congrès des peuples dominé d'Orient (1920) + obligation aux PC d'être anticoloniaux activement + soutien du nationalisme et des révoltes

1935 : l'ennemi est le fascisme → nécessité de souder les peuples → baisse anticolonialisme (1937, Thorez, divorcer n'est pas une obligation)

Les intellectuels se mobilisent contre les abus coloniaux :



opportunistes

le 17/12/2008 à 23h32

La République opportuniste (1879 - 1899)



République installée, la Chambre prend de l'importance et le législatif étouffe le président. La crise du 16 mai a ruiné l'autorité du président. Jules Grévy dit qu'il « n'entrera jamais en lutte contre la volonté nationale » et la dissolution ne sera plus utilisée. Président désigné → pas de forte personnalité.


  1. Les tendances politiques


A) La droite


Légitimistes : Henri V meurt en 1883 → refus de l'orléanisme car trop novateur → tounrne vers l'Eglise → ralliement à la République ou carrière dans l'Eglise

Orléanistes : acceptent régime mais opposition (« l'avenir est à la République » Jean Casimir-Périer). Ils veulent surtout le pouvoir aux hommes d'affaire

Bonapartistes : mort du prince impérial → scission pour la succession → radicalisme jacobin contre l'Eglise et les notables

Conservateurs persistent car ils détiennent les affaires, font preuve d'un patronat paternaliste, ont des rôles administratifs, l'Eglise forme beaucoup de cadres et la presse est active (1883 : La Croix)


B) La majorité


Opportunistes = Gauche Républicaine de Ferry + Union Républicaine de Gambetta qui meurt en 1882 → réunion

Positivisme (science + enseignement), libéraux, conservateurs de l'ordre politique et social, anticléricalisme. Enseignement = dégagement d'élite + promotion sociale.

Une fois les lois scolaires, menace de la gauche (radicaux et socialistes) → rapprochement de la droite affaiblit par le boulangisme (facilite ralliement) → tension au sein du parti → éboulement avec Dreyfus = centre droit (progressistes) de Méline + républicains de gauche (Poincaré, Waldeck-Rousseau)


C) La gauche


radicaux + socialistes

Radicalisme avec Charles Floquet qui forme le parti et Clémenceau qui reprend le programme de Belleville et donne une tendance jacobine. Forme de pensée libérale, individualiste, croyant au progrès par la raison.

→ révision de la constitution, suppression du sénat et du président de la République + impôt sur le revenu, sur les successions + nationalisation des chemins de fer + institution du divorce + séparation de l'Eglise et de l'Etat + loi sur la durée de travail = programme radical-socialiste









  1. La politique opportuniste (1879 - 1885)


A) Le premier ministère Ferry (septembre 1880 - novembre 1881)


Les ministères Waddington et Freycinet ont lancé l'offensive contre les congrégations auparavant

Ferry = gratuité de l'école en 1881 + liberté de réunion (sauf politique avec demande) + liberté de presse sous réserve des délits de presse (diffamation, incitation au meurtre, attaque du chef de l'Etat)

question tunisienne = renversement de Ferry


B) Le «grand ministère» de Gambetta (novembre 1881 – janvier 1882)


Gambetta éveille la méfiance de par son passé, son goût pour l'autorité, son militarisme, ses nationalisations. Il porte un projet de révision de la constitution sur lequel il se fait renverser et meurt en 1882.


C) Le deuxième ministère Ferry (février 1883 – mars 1885)


succède à trois ministères éphémères

1884 = liberté d'élire les maires (sauf Paris) + lois Waldeck-Rousseau (syndicats)

réforme constitutionnelle : les familles royales sont inéligibles, plus de prière au début des sessions parlementaires, la loi relative au sénat n'est plus constitutionnelle (sénateur plus inamovibles)

Ferry tombe sur la question du Tonkin



  1. La République en danger ? Les crises de 1885 à 1899


A) Le boulangisme


phase économique dépressive (krash de l'Union générale en 1882) + isolement français face à la triple alliance de 1882 → Ligue des patriotes de Déroulède

Scrutin de liste de 1885 = favorise extrêmes → instabilité ministérielle

crise économique + sentiment national frustré + faiblesse exécutive = danger


Georges Boulanger : général à 43 ans, l'un des rares républicains. Ministre de la Guerre sous Freycinet (1886) puis Goblet (1887), projet de loi militaire (appliqué en 1889) = 3 ans de service, sans exemption séminariste. Populaire dans la troupe grâce à l'insertion du fusil Lebel. Attitude forte dans l'affaire Schanaebelé (espionnage → guerre avec l'Allemagne) → « général Revanche »

1887 = pas dans gouvernement Rouvier → coalition autour de Boulanger pour l'utiliser → muté à Clermont-Ferrand mais trafic des décorations → président démissionne → ministère Tirard évince Boulanger → libre pour la politique

1888, Boulanger se présente à 5 élections partielles et gagne; 1889 = élu à Paris mais refus de marcher sur l'Elysée → Constans (intérieur) effraie la maîtresse de Boulanger, dissout la ligue des patriotes et fais déférer les dirigeants, supprime les candidatures multiples et rétablit le scrutin uninominal → Boulanger s'enfuit (1889) puis se suicide (1891) suer la tombe de sa maîtresse

→ boulangisme s'essouffle surtout avec l'exposition universelle de 1889 → élections = 38 boulangistes → République renforcée




B) Le scandale de Panama


février 1889 : scandale de Panama (étouffé durant boulangisme) = mise en liquidation de la compagnie du canal formée par Lesseps et Eiffel → 1280 millions de dette + gros bénéfices des financiers et de la presse + achat des politiques pour pouvoir émettre à lots → dénoncé dans la Libre parole de Drumont → Lesseps et Eiffel condamnés avec le ministre des travaux publics

Les hommes compromis sont écartés du pouvoir (Clémenceau) → d'autres arrivent (Poincaré)

Antisémitisme car banquiers israëliens compromis

Méfiance envers les placements industriels


C) Les attentats anarchistes et la réaction à droite

     

Vague d'attentats dans le monde (Alexandre II en 1881, Elisabeth d'Autriche en 1898...)

→ 1892, Ravachol lance des bombes dans des restaurants, est arrêté puis exécuté

→ 1893, Vaillant lance une bombe à la Chambre → loi répressives : sur la presse (5ans de prison pour incitation au délit), sur la détention d'explosifs, sur les anarchistes (malfaiteurs → travaux forcés). → Vaillant exécuté → 1894, Carnot poignardé par Caserio → Casimir-Perrier élu (orléaniste) par crainte du désordre.

Lois «scélérates» touchent l'extrème-gauche → coupure nette droite/gauche → Jaurès attaque Casimir-Perrier qui démmissionne (janvier 1895) au profit de Faure → ministère modéré qui n'agit pas.


D) L'affaire Dreyfus


Situation antisémite (Drumont, La libre parole) + situation de crise économique → l'affaire d'espionnage devient politique

fin 1894, le général Mercier reçoit une lettre anonyme rapportant un espionnage → La libre parole annonce l'arrestation d'un coupable : Dreyfus, capitaine juif issu d'une riche famille → procès à huis clos devant un tribunal militaire → Mercier donne un dossier inconnu de l'accusé au juge → déportation perpétuelle en Guyanne (22 décembre)

Le frère de Dreyfus mobilise la presse → Clémenceau avec L'Aurore (1897)

1896 : relation entre Esterhazy et les allemands + l'écriture de la lettre ressemble à celle d'Esterhazy → novembre 1896 : Lazare, Une erreur judiciaire : la vérité sur l'affaire Dreyfus → demande de réouverture du dossier → l'affaire tente d'être étouffée ( Méline « Il n'y a pas d'affaire Dreyfus ») + Esterhazy déclaré non-coupable

13 janvier 1898 : Zola, J'accuse dans L'Aurore → 3000F d'amende + 1 an de prison + radiation de la légion d'honneur → scission de la France entre dreyfusards (Ligue des droitds de l'homme, radicaux, quelques socialistes, les antimilitaristes) et antidreyfusards (Ligue des patriotes, Ligue antisémite, Ligue de la patrie française)

Août 1898, la pièce décisive est fausse → révision du procès + Mercier emprisonné (suicide) → 3 juin 1899, le procès est cassé, Dreyfus envoyé devant un autre tribunal → crainte de troubles → formation d'un bloc républicain (radicaux, socialistes...) → renversement de Dupuy

=> reclassement des partis + prise de position de l'Eglise + affaiblissement de la France







Installation

le 17/12/2008 à 23h31

L'installation de la République (1870 – 1879)



Nuit du 3 au 4 septembre 1870 → fin de l'empire avec Sedan + Napoléon III capturé

→ 3 gouvernements :

      • Conservateur au Palais-Bourbon

      • Républicain à la Préfecture (Gambetta)

      • Socialiste à l'Hôtel de ville (Blanqui)

→ réunion → les extrêmes sont exclus du gouvernement


  1. La fin de la guerre et de la commune


A) La défaite


Investissement de Paris par les allemands → Gambetta quitte la ville pour Tours pour animer la délégation d'organisation de la résistance → J. Grevy proteste contre les prises de décisions + échec des trois armées constituées.

Paris assiégée → réclamation d'élections, gouvernements, levée en masse → élections mais Favre (affaire étrangères) signe armistice le 28 janvier 1871 devant l'avancée allemande.

La France capitule → tentative de résistance de Gambetta → J. Simon le soumet, il démissionne.


B) L'Assemblée nationale


Armistice de 21 jours = élection 08 février (paix/guerre + régime) d'une Assemblée nationale pour parlementer au scrutin de liste (!= scrutin uninominal de l'empire) // allemands sur 26 départements → assemblée royaliste car Gambetta = guerre et besoin de protection → partielle de 1871 = victoire républicaine.

Thiers (chef du pouvoir exécutif de la République sans République) forme le gouvernement avec légitimistes, orléanistes et républicains hostiles à Gambetta → pourparlers → Alsace + 1/3 Lorraine cédée + 5 milliards (occupation des départements au pourcentage)


C) La Commune (18 mars - 28 mai 1871)


Seulement à Paris même si troubles dans grandes villes.

Famine + trahison par armistice + assemblée de « ruraux » + prussiens dans la ville + suppression des soldes des gardes nationaux + assemblée à Versailles → 3 mars = insurrection gardes nationaux → 18 mars = Thiers veut reprendre canons → foule fusille 2 généraux → retrait de Thiers + encerclement de Paris entre allemands et Versaillais → gouvernement parisien de blanquistes, I Internationale, jacobins = pas d'unité

Abolition de la conscription, séparation de l'Eglise et de l'Etat, pas de travail de nuit, instruction laïque, gratuite et obligatoire, généralisation du syndicat + volonté de production par syndicats et coopératives (« La terre aux paysans, l'outil à l'ouvrier, le travail pour tous »)

→ écrasement de gardes nationaux → 21 mai = pénétration dans Paris → semaine sanglante → mur des fédérés le 31 mai → plusieurs milliers de morts + 26 exécutions + 7500 déportations → clergé conservateur car exécution de l'archeveque + crainte des partageux






  1. La « reconstruction » de Thiers (1871 - 1873)


A) La paix


Thiers et Favre signent traité de Francfort le 10 mai 1871 → options aux alsaciens et lorrains + favoritisme commercial pour l'Allemagne


B) L'organisation politique et administrative


Besoin de stabilité → l'AN prend des mesures concernant le régime

→loi municipale avril 1871 = élections des maires (sauf Paris) mais maires provisoirement nommés si <20000 hab

→ loi départementale août 1871 = préfets maintenus + conseil régional établit budget

→ constitution Rivet 31 août 1871 = Thiers président de la République, contresignage ministériel


C) Les mesures financières


Francfort = payement par pallier jusqu'en 1874 avec entretiens des troupes → emprunts du gouvernement avec forts succès (près de 50 milliards) → départ allemand en 1873

Dette de 21 milliards → besoin de ressources → Gambetta propose impôt sur le revenu mais on choisit augmentation des taxes existantes + taxe revenus immobiliers + tarif douanier protectionniste → 1873 = quasi équilibre budgétaire


D) La loi militaire

Espérance d'une revanche → revue militaire de 1871 = manifestation nationale → service militaire obligatoire pour garantir la sécurité et la discipline + soldats sans droit de vote + création réserve et territoriale (exception = clergé, enseignants, soutiens de famille)


E) La chute de Thiers (24 mai 1873)


Thiers ne devait pas user de son prestige pour favoriser un régime (pacte de Bordeaux)mais il fait un « essai loyal des institutions républicaines » (condamné à droite et à gauche de toute facon)

Gambetta prophétise « la venue et la présence dans la politique d'une couche sociale nouvelle » en 1872 → duc de Broglie demande un régime luttant contre radicaux → parlement demande à Thiers politique conservatrice → Thiers démissionne → Mac Mahon président














  1. L'ordre moral et l'échec de la restauration (1873 – 1879)


A) L'ordre moral


Broglie = vice président du Conseil → volonté d'épuration de l'administration, enrayer le mouvement radical, faire respecter l'ordre social, s'appuyer sur l'Eglise → érection de la basilique de Montmartre là où avait débutée la Commune et où les premiers martyrs chrétiens étaient reconnus


B) L'échec de la restauration


Henri V refuse l'abandon du drapeau blanc → échec restauration → nécessité d'une constitution → 1873 = président pour 7 ans + monarchistes doivent rédiger constitution


C) La « Constitution de la III République

     

3 lois entre février et juillet 1875 : loi relative à l'organisation du Sénat, loi relative à l'organisation des pouvoirs publics, loi sur les rapports des pouvoirs publics, pas de rpéambule ni de mot république

pouvoir législatif est au parlement (Chambre (4 ans au scrutin uninominal) + sénat (désigné par l'Assemblée nationale puis par cooptation jusqu'en 1884 / suffrage indirect pour 9 ans )) → indemnité, initiative des lois (finance = députés), vote du président, révise la constitution

pouvoir exécutif pour le chef de l'Etat (président de la République par l'amendement Wallon en janvier 1875), élu pour 7 ans par l'Assemblée Nationale. Il a l'initiative par ses ministres, possède le droit régalien, nomme à tous les postes, dissout la Chambre sur accord du sénat, est irresponsable.

→ fort pouvoir exécutif car Assemblée veut consolider l'Etat suite à la Commune → roi sans couronne


D) Les élections


Sénat nommé le 30 janvier 1876 avec majorité légère de conservateur

Chambre élue le 6 mars 1876 : 340 républicains pour 153 conservateurs


E) La crise du 16 mai 1876


Mac Mahon = ministres sont l'émanation de son autorité, même le président du conseil est sous lui. Le 16 mai, il désavoue J. Simon au profit de Broglie → reprise de l'ordre moral + épuration administration + dissolution Chambre le 25 juin

Mac Mahon et Broglie font campagne face à Thiers. Mais celui ci meurt. Gambetta lance « il faudra se soumettre ou se démettre » → victoire républicaine → Mac Mahon forme un ministère de centre gauche (Dufaure)

1878 = exposition universelle et anniversaire de la mort de Voltaire

janvier 1879 = sénat républicain → Mac Mahon démissionne pour ne pas avoir à épurer les généraux → J. Grévy président + assemblée à Paris + marseillaise + 14 juillet







République Radicale

le 17/12/2008 à 23h31

La République radicale (1899 - 1914)



Lois scolaires + malaise dans l'agriculture (phylloxera + surproduction) + hausse des prix sans hausse de salaires + affaire Dreyfus → France à gauche


  1. Les partis


A) La droite


Légitimistes → droite ralliée ; progressistes → Fédération républicaine (conservatrice, Méline) + l'Alliance Républicaine Démocratique (centre droit, Waldeck-Rousseau)

création droite nationaliste, urbaine, révolutionnaire, militariste, cléricale, antiparlementaire → regroupement des ligues dans ce parti. Maurras = théoricien, haine de l'individualisme, antirévolutionnaire , défenseur de la royauté.

Thèses au sujet des races humaines, de la prédétermination des ancêtres



B) La gauche


Surtout radicale, assez conservatrice, rationaliste, anticléricale, confiante dans le progrès (enseignement), individualiste. « Il faut obéir et résister par la raison » (Alain). Deux radicalismes : Caillaux (centre droit, technocratique) et Clémenceau (jacobin)

1901 : Parti républicain radical et radical-socialiste. Programme = 1881 – révision de la constitution (sénat républicain). Parti de petits bourgeois fondé sur l'anticléricalisme, association du salariat à la propriété industrielle (!=collectivisme), nationalisations, impôt sur le revenu, intervention de l'Etat

Socialistes → SFIO (1905) « entente et organisation internationale des travailleurs, organisation politique et économique du prolétariat en parti de classe pour la conquête du pouvoir et la socialisation des moyens de production » + Républicains socialistes (Briand, Millerand, Viviani = minoritaires)




  1. La vie politique


A) Waldeck-Rousseau ( juin 1899 – juin 1902)


prend le général Galliffet « fusilleur de la Commune) à la Guerre et Millerand (pb du socialiste dans un ministère bourgeois) → forte majorité.

Arrestation des chefs des ligues nationnalistes (Buffet, Déroulède, Guérin...) et exil

Dreyfus est rejugé, condamné à 10 de réclusion pour circonstances atténuantes en 1899, puis gracié par le président → reconnaissance de la culpabilité → dreyfusards demandent affiration de l'innocence → exposition de 1900 détourne les esprits avec le métro

congrégation = Etat dans l'Etat, richesses, enseignement → 1900 = dissolution des Assomptionistes → loi sur les associations de 1901 : distinction des associations → congrégations doivent demander autorisation.



B) Le triomphe radical


élections de 1902 = triomphe des radicaux et des républicains de gauche → bloc républicain + socialistes = délégation des gauches = lien gouvernement-majorité → Emile Loubet devient président et fait appel à Emile Combes (= anticlérical)

→ épuration de la marine aux mains aristocrates par Pelletan

→ préparation de la loi militaire (3→2ans+fin exemptions) de 1905 et de la séparation de l'Etat (1905)

→ octobre 1904 = scandale des fiches (information religieuse sur soldats pour leur avancement) → démission de Pelletan → gouvernement affaiblit → Combes démissionne au profit de Rouvier → vote de la séparation → condamnation du pape + trouble lors de l'inventaire → ministère Sarrien (Briand aux Cultes et Clémenceau à l'intérieur) → application modérée de la loi

Octobre 1906 = Clémenceau au Conseil → création du ministère du travail (Viviani) + rachat des chemins de fer de l'ouest ($$$) + vote de l'impôt sur le revenu à la Chambre (pas sénat) + réhabilitation de Dreyfus (1906)

liquidation de la question religieuse + chute de Clémenceau (1909) → fin du ciment du bloc républicain


C) L'instabilité ministérielle


Conférence d'Algésiras (1906) + crise balkanique (1908-1909) = péril extérieur → Joffre = chef d'Etat-major (1912) → redressement de l'armée


question de la réforme électorale = uninominal → proportionnel ? = plus forte politisation + faible rôle des notables + regroupement forcé des petites partis + pas de second tour → radicaux hostiles (notables) VS conservateurs, socialistes et républicains de gauche

→ Poincaré au conseil (janvier 1912-janvier 1913) = patriote, laïque et anticlérical → redresser le prestige français + confirmer les alliances (Russie) + Millerand à la Guerre (défilés pour revaloriser l'armée)

→ réforme votée par la Chambre mais le Sénat bloque jusqu'en 1913.

→ Poincaré président (1913) = retour du président fort → ministère Briand mais troubles aux balkans + loi militaire allemande (hausse de l'effectif) → remplacé par Barthou pour voter la loi du service de 3 ans → « loi Barthou » (juillet 1913) votée par la droite et les républicains de gauche, contestée comme « la folie de l'armement » : service dès 20 ans (et non 21) et de 3 ans → 850000 hommes → coalition de gauche qui remporte les élections de 1914 mais Poincaré maintient la loi avec le sénat et appelle Viviani au gouvernement.


Socialisme et syndicats

le 17/12/2008 à 23h23

Socialisme et syndicalisme entre 1871 et 1914



1864 = droit de grève

1871 = décomposition du mouvement ouvrier après la Commune

1872 = interdiction d'association internationale contre la propriété


  1. La multiplicité des mouvements


A) Les débuts


février 1876 = première manifestation du socialisme + premier Congrès ouvrier avec plus de 100 chambres syndicales (tolérées mais non légales) → demande de la liberté de réunion et d'association, des réformes sociales (journée de 8h pour femmes, plus de travail de nuit, l'égalité des salaires). 1878 = Second Congrès → modération et rejet du collectivisme

décembre 1877 = J. Guesde fonde l'égalité, journal collectiviste (interdit en 1878) → organise troisième congrès avec anarchistes, ouvriers, collectivistes, mutuellistes → parti Fédération du parti des travailleurs socialistes rejoint par les exilés de la Commune en 1880 = premier parti français.

Programme de réformes sociales, première étape vers le collectivisme → esprit Marxiste (Lafargue, gendre de Marx) mais plusieurs tendances

  • Blanquistes contre suffrage universel, pour agitation permanente d'une minorité

  • Brousse qui recherche le communisme de Marx mais développe un autre socialisme qui partirait depuis la municipalité pour atteindre l'Etat

  • Guesde, marxiste orthodoxe, hostile à l'autonomie syndicale, il cherche la conquête de l'Etat


B) La première scission


1881 = seulement 60000 voix dont 50% à Paris → de congrès en congrès, la situation se dégrade → VI congrès (1882) = Parti Ouvrier de Guesde + Fédération des travailleurs socialistes de Brousse

besoin d'animateurs : Millerand est encore radical, Jaurès opportuniste




  1. La rupture entre socialisme et syndicalisme (1884 - 1899)


A) Les progrès du socialisme


stagnation économique + crise agricole + scandales → contestation aisée

prolétariat éduqué et encadré par syndicat → socialisme

socialisme international : 1889 = 2 congrès durant l'exposition

les « possibilistes » de Brousse avec les Trade-Union britanniques

les guesdistes et les allemands → idée du premier mai comme journée internationale du travail pour revendiquer → II internationale en 1891

Millerand (fonde la fédération républicaine socialiste) et Jaurès (républicain socialiste) rejoignent le socialisme. Jaurès : socialisme = droit à la liberté, fondre les classes en une seule.

Monté de l'anarchisme (la négation du principe d'autorité et des contraintes institutionnelles) = préconisation de la violence et du soulèvement en masse pour faire la révolution

Le nombre de socialistes élus augmente mais la division les affaiblissent → 1886 : le « groupe ouvrier » à la Chambre → obtiennent la démission de Casimir-Perrier en 1895

1896 = banquet des maires → programme = pouvoir par suffrage universel + abandon progressif de la propriété capitaliste pour la sociale + défense de la patrie

Dreyfus : l'affaire ne concerne pas les ouvriers, c'est un bourgeois mais quand république en danger en 1899, organisation d'une manifestation de 100000 personnes pour défendre la République

unité remise en question par l'entrée de Millerand au ministère Waldeck-Rousseau


B) Les organisations syndicales


problème du rapport syndicats/socialistes lorsque la loi Le Chapelier est annulée par la loi Waldeck-Rousseau. Syndicats doivent déposer leur statut et le nom des responsables, respecter la liberté du travail.

Congrès de la Fédération nationale des syndicats de 1886 (248 groupes) → déclaration en tant que socialiste révolutionnaire → participation au congrès guesdiste de 1889 → syndicat proche du socialisme

formation des Chambres syndicales patronales en 1891 ( union des houillères...) → affrontement → hausse violence lors des 1 mai → Fourmies 1891 : 10 morts → grève générale du bassin houiller → convention d'Arras = première négociation patron-syndicat


Formation de bourses de travail qui réunissent les employés en fonction du lieu et non de l'emploi : première bourse à Paris en 1887 dirigée par un ancien guesdite et ancien anarchiste → 39 bourses en 1891 (375000 ouvriers) définies comme un service de mutualité, d'enseignement et de propagande → 1892 = Fédération des bourses du travail.


C) L'échec de l'unité


1894, congrès de Tours : syndicat et bourses admettent le principe de grève général au contraire des guesdistes ← les anarchistes se tournent vers une forme plus légale de lutte

syndicat != bourses car structure syndicale absente au contraire des bourses malgré la formation de la CGT en 1895 → les organisations restent autonomes mais proches.



  1. Tendances à l'unité, succès et échecs (1900 - 1914)


A) Le problème socialiste


Millerand entre au gouvernement → un socialiste peut-il contribuer à la sauvegarde d'un Etat bourgeois, a coté du « fusilleur de la Commune » → Guesde = non / Viviani+ Jaurès = si il fait des réformes oui. → 1901 : Congrès de Lyon = scission du parti : Parti socialiste français contre le parti socialiste de France de Guesde et Vaillant → élection de 1902 = Briand, Jaurès, Millerand élus, Guesde battu → le PSF participe au bloc des gauches → Jaurès apparaît comme représentant du socialiste et comme un réformiste.

Guesde appelle au socialisme international → 1904 la II Internationale condamne le révisionnisme de Jaurès → Fin du soutien au bloc des gauches + contribution à faire tomber Combes → 1905 : SFIO sans Millerand, Viviani et Briand = triomphe de Guesde → succès du socialisme (← crises économiques et viticole)





B) Le renforcement du syndicalisme


La CGT s'organise, trouve ses dirigeants (Morrheim, Monatte, Griffuelhes) et son théoricien ( Sorel) → violence prolétarienne de la pensée, création du mythe de la grève général pour mobiliser les attentions et dynamiser les ouvriers.

Pelloutier (dirigeant des bourses) meurt en 1901 → 1902 = réunion des bourses et des syndicats → CGT = 200000 adhérants en 1905 face à des syndicats « jaunes » qui ont le soutien des patrons (fin en 1908), des fonctionnaires qui n'ont pas le droit syndical, le syndicalisme chrétien créé en 1906, des syndicats locaux

1904 : la CGT fait arrêter le travail à la huitième heure le premier mai dès 1906 → panique sociale → pensées détournées par la crise marocaine = exprès ? → 10 mars = accident de Courrières (1100 morts) → grèves → Clémenceau arrête Griffuelhes la veille du 1 mai → tensions lors du congrès d'Amiens de 1906 → Chartres d'Amiens = CGT en dehors de la politique pour la disparition du salariat et du patronat

Président du conseil Clémenceau VS syndicats : 1907 = grèves des électriciens brisée par des soldats, grève des mineurs brisée par l'armée, grève des postiers et instituteurs brisée par des révocations... + soulèvement du Midi + révolte du 17ème régiment → 1908 = grèves sanglantes → Pouget et Griffuelhes arrétés.

=> 20 morts, 667 blessés, pas de révolution → Griffuelhes démissionne, remplacé par Niel → nouvelles grèves mais échec entre 1909 et 1910 → orientation vers un programme de réformes.

1914 = 1M de syndiqués dont 700000 à la CGT soit 12% des travailleurs du commerce et de l'industrie



  1. Socialisme et syndicalisme devant la guerre


A) Les socialistes


socialistes= antimilitaristes et patriotes, contre service militaire trop long, favorable aux milices nationales même si certain (Gustabe Hervé) renient la patrie et le drapeau

Jaurès = pacifiste → congrès de Stuttgart (1907) : demande d'une grève générale concertée contre la guerre entre les pays concernés → Guesde sceptique et préconise une action parlementaire et de propagande.


B) Les syndicats


Congrès d'Amiens = propagande antimilitariste et antipatriotique doit être toujours plus forte car la population ouvrière est toujours sacrifiée dans les guerres → 1908, Congrès de Marseille = grève révolutionnaire dans les pays faisant la guerre != grosse minorité contre par logique ou patriotisme

Par Prudence, Malvy (Intérieur) dresse une liste des dirigeants socialistes et syndicalistes à arrêter et à ne pas mobiliser (carnet B)